Vous êtes infirmière ou infirmier libéral et vous entendez parler partout du nouvel arrêté du 26 juin 2026 sans trop savoir ce qu’il change concrètement pour votre exercice quotidien ? Ce guide reprend, point par point et en langage simple, tout ce que ce texte modifie pour vous.
Le 26 juin 2026 restera probablement une date historique pour la profession infirmière. Jusqu’à présent, vous disposiez d’un droit de prescription assez limité : essentiellement certains dispositifs médicaux et quelques renouvellements. Avec le nouvel arrêté, votre périmètre d’intervention s’élargit considérablement. Vous devenez un acteur central du parcours de soins de proximité, avec bien plus d’autonomie qu’auparavant.
Pas de panique si tout cela paraît technique : on reprend chaque nouveauté une par une.
Pour comprendre pourquoi ce texte existe, il faut remonter un peu en arrière :
En clair : ce n’est pas un texte isolé, c’est l’aboutissement logique d’une réforme entamée un an plus tôt.
Vous le savez mieux que quiconque : les plaies, c’est votre quotidien. Depuis 2012, vous aviez déjà une certaine latitude pour prescrire des pansements. Le texte de 2026 va beaucoup plus loin.
Vous pouvez désormais prescrire :
Pourquoi c’est important : cette liste correspond enfin à ce que vous rencontrez réellement au domicile de vos patients, sans avoir à repasser systématiquement par une prescription médicale.
Ce droit élargi est complété par un autre arrêté, publié le même jour, qui fixe la liste des actes que vous êtes autorisé à réaliser.
Lisez notre article sur la liste des actes autorisés du 26 juin 2026
C’est l’une des avancées les plus marquantes du texte. Dans certaines situations, vous pouvez prescrire les examens biologiques les plus courants, sans passer par un médecin au préalable :
Pourquoi c’est important : cette possibilité renforce votre capacité à évaluer une situation clinique et permet une prise en charge plus rapide de vos patients, sans délai d’attente pour obtenir une prescription médicale.
Jusqu’ici, vous n’aviez jamais eu le droit de prescrire un médicament de A à Z. C’est chose faite : l’arrêté vous autorise à prescrire tous les antalgiques du palier I selon la classification de l’OMS (paliers de la douleur), y compris pour leurs indications antipyrétiques (contre la fièvre).
Autre nouveauté utile au quotidien : vous pouvez désormais adapter les posologies des médicaments, dans le cadre des mentions prévues par la prescription initiale.
Enfin, votre droit de prescription s’étend à plusieurs dispositifs médicaux que vous manipulez régulièrement :
Ces nouvelles prérogatives sont une vraie opportunité professionnelle :
Attention cependant à un point essentiel : cette autonomie s’accompagne d’une responsabilité accrue en matière de traçabilité. Toute prescription doit désormais être documentée dans le dossier patient ou dans le dossier médical partagé (DMP). Ce n’est pas une option.
Renforcement majeur des compétences en prévention et traitement des plaies
Arrivée d’une prescription infirmière médicamenteuse ciblée
Possibilité de prescrire certains examens biologiques
Développement du rôle infirmier en prévention et santé sexuelle
Reconnaissance accrue de l’expertise clinique des IDEL
L’arrêté du 26 juin 2026 constitue probablement la plus importante extension des compétences de prescription infirmière depuis la création de ce droit en France. Il rapproche enfin la réglementation de vos réalités de terrain et marque une nouvelle étape vers un exercice clinique infirmier plus autonome, mieux intégré aux parcours de soins.
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